J’hésite à consulter
Parfois, l’idée de consulter est présente depuis longtemps
On y pense. Puis on repousse.
On se dit que cela va passer. Que ce n’est pas si grave. Que d’autres ont sûrement des difficultés plus importantes. Que l’on devrait réussir à s’en sortir seul.
Alors on continue. On avance. On tient.
Et pourtant, une petite voix revient parfois :
« Et si je demandais de l’aide ? »
Si vous êtes en train de lire ces lignes aujourd’hui, il est possible que vous vous soyez déjà posé cette question. Et c’est tout à fait légitime.
Vous avez le droit d’être hésitant
Vous n’êtes pas obligé de savoir exactement ce que vous attendez.
Vous n’êtes pas obligé d’avoir les bons mots.
Vous n’êtes pas obligé d’être certain que cela vous aidera.
Vous pouvez simplement venir avec vos questions, vos doutes ou vos difficultés du moment.
C’est déjà suffisant.
Faut-il aller mal pour consulter ?
Non.
Il n’est pas nécessaire d’attendre l’épuisement, la crise ou l’effondrement pour demander de l’aide.
Consulter n’est pas uniquement une démarche de réparation. Cela peut aussi être une démarche de prévention, de compréhension et d’évolution personnelle.
« Je devrais pouvoir m’en sortir seul »
Vous avez peut-être toujours été celui ou celle sur qui les autres pouvaient compter.
Celui ou celle qui trouvait des solutions. Qui avançait malgré les difficultés.
Alors demander de l’aide peut parfois donner l’impression d’échouer.
Pourtant, il arrive parfois un moment où continuer seul demande davantage d’énergie que d’accepter d’être accompagné.
Demander de l’aide n’est pas renoncer à ses capacités. C’est reconnaître que certaines situations méritent d’être traversées à deux plutôt que seul.
« Je vais être jugé »
Beaucoup de personnes arrivent avec cette peur.
La peur d’être incomprises. La peur qu’on leur dise qu’elles exagèrent. La peur d’être regardées différemment.
Pourtant, il n’y a rien à prouver ici. Rien à réussir. Rien à justifier.
Seulement un espace où vous pouvez être accueilli tel que vous êtes.
« Je vais devoir raconter toute ma vie »
Vous avancez à votre rythme.
Certaines personnes parlent beaucoup dès la première rencontre. D’autres prennent davantage de temps.
Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise manière de commencer.
« Je ne sais pas parler de moi »
C’est une inquiétude que j’entends régulièrement.
Certaines personnes me disent :
« Je ne sais pas quoi dire. »
« Je garde tout à l’intérieur. »
« Je ne sais pas mettre des mots sur ce que je ressens. »
Et c’est parfaitement acceptable.
Et si je ne trouve pas les mots ?
Certaines expériences se manifestent davantage à travers des sensations, des émotions, des images, des souvenirs, des rêves ou des métaphores.
L’important n’est pas la manière dont vous vous exprimez.
L’important est que nous puissions progressivement comprendre ensemble ce qui se joue pour vous.
La parole n’est qu’une forme de communication parmi d’autres
Le corps communique lui aussi.
À travers la posture, la respiration, les tensions musculaires, le regard, les silences ou les réactions physiologiques.
Parfois, le corps raconte déjà beaucoup de choses avant même que les mots n’arrivent.
« Parler ne sert à rien »
Parfois, parler ne suffit effectivement pas.
C’est pourquoi mon approche ne repose pas uniquement sur la parole.
Selon votre situation, nous pouvons également utiliser la psychothérapie, le biofeedback, le neurofeedback, la posturologie respiratoire ou la réalité virtuelle thérapeutique.
« Et si cela ne servait à rien ? »
C’est une question légitime.
Aucun professionnel sérieux ne peut promettre un résultat.
En revanche, il est possible de proposer un espace pour comprendre, mettre du sens sur ce qui est vécu et expérimenter de nouvelles façons d’avancer.
Le changement commence souvent le jour où l’on cesse de porter seul ce qui nous pèse.
« Et si le thérapeute voulait simplement me garder le plus longtemps possible ? »
L’objectif d’un accompagnement n’est pas de rendre une personne dépendante.
L’objectif est de l’aider à retrouver progressivement davantage d’autonomie, de compréhension et de liberté.
Mon souhait n’est pas que vous ayez besoin de moi le plus longtemps possible.
Mon souhait est que vous ayez besoin de moi le moins longtemps nécessaire.
Un accompagnement qui respecte votre rythme
Je crois profondément qu’il n’existe pas de rythme universel.
Certaines personnes ont besoin de temps. D’autres ressentent le besoin d’avancer plus rapidement.
Vous n’avez pas à vous adapter à une méthode.
C’est l’accompagnement qui doit s’adapter à vous.
Ce que je crois profondément
Je ne pense pas qu’il faille attendre d’aller très mal pour demander de l’aide.
Je ne pense pas non plus qu’une personne doive être « cassée » pour mériter d’être accompagnée.
Parfois, il suffit simplement de sentir que quelque chose n’est plus aligné.
Demander de l’aide est souvent une démarche de courage et de responsabilité envers soi-même.
Une première séance, concrètement
La première rencontre est avant tout un temps d’échange.
Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène, vos difficultés, vos ressources, vos objectifs et vos attentes.
Pas de pression. Pas de jugement. Simplement un espace où vous pouvez déposer ce qui pèse parfois depuis longtemps.
Une dernière chose importante
Peut-être que vous vous êtes reconnu dans certaines lignes.
Peut-être que certaines questions sont encore présentes.
Prenez le temps dont vous avez besoin.
Mais si une partie de vous se pose cette question depuis longtemps déjà, alors elle mérite peut-être d’être écoutée.
Vous n’avez pas besoin d’attendre que tout s’effondre pour prendre soin de vous.
Parfois, le simple fait d’oser demander de l’aide est déjà le début du changement.
Vous souhaitez en parler ou prendre rendez-vous ?